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Assurance-vie : comprendre la différence entre fonds euros et unités de compte

Par La rédaction — Actu patrimoine · Publié le · Mis à jour le

C'est la distinction la plus importante du contrat, et souvent la moins bien expliquée. Elle détermine à la fois le rendement possible et le risque réellement pris.

L'assurance-vie n'est pas un placement. C'est une enveloppe, à l'intérieur de laquelle on choisit ce qu'on met. Deux grandes familles cohabitent, avec des règles radicalement différentes.

Le fonds en euros : la sécurité, avec son prix

Sur cette partie du contrat, l'assureur garantit le capital. Ce qui est versé ne peut pas baisser, et les intérêts acquis chaque année sont définitivement acquis.

Cette garantie a un coût : l'assureur investit prudemment, majoritairement en obligations, ce qui limite mécaniquement le rendement. Les taux servis suivent avec retard l'évolution des marchés obligataires.

Certains contrats conditionnent l'accès au fonds euros à un investissement minimum en unités de compte. Cette condition mérite d'être vérifiée avant la signature, pas après.

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Les unités de compte : le rendement possible, la perte aussi

Ici, l'argent est investi sur des supports de marché : actions, obligations d'entreprises, immobilier, fonds diversifiés. L'assureur ne garantit pas le capital. Il garantit le nombre de parts détenues, pas leur valeur.

Sur longue période, ces supports ont historiquement mieux rémunéré que les placements garantis. Sur courte période, ils peuvent perdre un tiers de leur valeur et mettre plusieurs années à revenir.

Ce n'est un problème que si l'on a besoin de l'argent au mauvais moment. D'où l'importance de ne placer là que ce dont on n'aura pas besoin avant longtemps.

Les frais, ce détail qui n'en est pas un

Trois niveaux se cumulent : frais sur chaque versement, frais de gestion annuels, frais propres aux fonds choisis. Un point de frais annuel en plus, sur vingt ans, représente une part considérable du résultat final.

Les contrats distribués en ligne affichent généralement des frais nettement inférieurs à ceux proposés en agence, pour des supports comparables. C'est l'un des rares arbitrages où l'on peut gagner sans prendre plus de risque.

La fiscalité, souvent mal comprise

Tant que l'argent reste dans le contrat, il n'est pas imposé, même si les supports sont modifiés. L'imposition intervient au retrait, et seulement sur la part de gains contenue dans ce retrait.

Après huit ans de détention, un abattement annuel s'applique sur ces gains. C'est l'antériorité du contrat qui compte, pas celle des sommes versées : ouvrir un contrat tôt, même avec un montant symbolique, fait démarrer le compteur.

Comment répartir

Il n'existe pas de réponse universelle. Le repère le plus solide reste l'horizon : plus l'échéance est lointaine, plus la part de supports non garantis peut être élevée, parce que le temps permet d'absorber les mauvaises années.

À l'inverse, un projet à trois ans n'a pas sa place en unités de compte, quel que soit l'enthousiasme du moment.

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