Dette privée : le placement dont on parle dans les cercles d’initiés
Par La rédaction — Actu patrimoine · Publié le · Mis à jour le
Prêter directement à des entreprises, sans passer par une banque ni par les marchés obligataires. Ce segment a beaucoup grossi et s'ouvre progressivement aux particuliers.
En bref — La dette privée consiste à prêter à des entreprises non cotées, en échange d'intérêts réguliers. Les rendements affichés sont supérieurs à ceux des obligations classiques, en contrepartie d'une immobilisation et d'un risque de défaut.
D'où vient ce marché
Après la crise financière, les règles prudentielles ont réduit la capacité des banques à prêter à certaines entreprises. Des fonds spécialisés ont pris le relais.
Ce marché s'est développé rapidement et représente aujourd'hui des montants considérables à l'échelle mondiale.
Ce que perçoit l'investisseur
Des intérêts, versés régulièrement, à un taux généralement supérieur à celui des obligations d'entreprises cotées. Cette prime rémunère deux choses : l'absence de liquidité et le risque de crédit sur des emprunteurs souvent plus fragiles.
| Caractéristique | Obligation cotée | Dette privée |
|---|---|---|
| Revente | Sur le marché, quotidienne | Très limitée |
| Rendement | Plus faible | Plus élevé |
| Information | Publique, régulière | Fournie par le gérant |
| Durée | Connue, négociable | Immobilisation de plusieurs années |
Le risque principal
Le défaut de l'emprunteur. Une entreprise qui ne rembourse pas fait perdre tout ou partie du capital prêté.
Ce risque augmente naturellement lorsque l'économie ralentit ou que les taux d'intérêt montent — la charge de la dette pesant alors davantage sur des entreprises souvent déjà endettées.
C'est pourquoi la qualité de sélection du gérant est déterminante, bien plus que le taux affiché.
Comment y accéder
Par des fonds accessibles à partir de quelques milliers d'euros, ou par des unités de compte dans un contrat d'assurance-vie, avec des montants plus faibles.
Les points à vérifier : le taux de défaut historique du gérant sur ses fonds précédents, la répartition sectorielle, et surtout les conditions exactes de sortie.
Ce qu'il faut retenir
- Prêter à des entreprises non cotées, contre des intérêts réguliers.
- Le rendement supérieur rémunère l'illiquidité et le risque de défaut.
- La qualité du gérant compte plus que le taux annoncé.
- Les conditions de sortie doivent être lues avant de souscrire.